Un peu d’histoire

L’EMAP a commencé ses actions au début de la décennie par des formations préprofessionnelles et continues. Elle a vite constaté que ces premières réponses étaient insuffisantes pour satisfaire la professionnalisation des acteurs de l’aide aux personnes dépendantes œuvrant tant à domicile qu’en établissement. Elle a alors élargie ses actions aux formations initiales de niveau V et IV des métiers de la dépendance (AVS / AMP / ME / TISF).

Il s’est agi très rapidement de répondre aux besoins des organisations par la mise en place d’une stratégie d’information et d’orientation de recherche appliquée, d’étude et d’ingénierie, visant à produire des connaissances sur l’environnement et de nouvelles compétences pour répondre aux exigences des évolutions réglementaires.

Notre public cible s’est très vite composé, en plus des demandeurs d’emplois, des professionnels salariés, d’aidants naturels, notamment ceux de l’arrondissement Sud, qui accueille plus de 40% des 16 000 personnes dépendantes à domicile.

Outre la formation et la recherche, notre établissement est devenu un lieu d’information sur les métiers de l’intervention et du travail social, tout en concourant à l’orientation et à l’entrée en formation des candidats.

Un dispositif au service de l’intervention sociale

En conséquence, l’EMAP s’est s’organisée en dispositif de professionnalisation, offrant quatre domaines d’activités  aux organisations et aux individus inscrits dans une logique de formation tout au long de la vie.  Il s’est agi d’offrir à l’ensemble du public cible les connaissances et capacités requises pour produire les compétences liées aux étapes de développement inhérents à tous parcours de professionnalisation.

Des objectifs et une stratégie

Chaque point d’identité que nous venons de présenter et qui s’est affirmé durant ces dix dernières années est aujourd’hui traversé par un enjeu d’avenir. Il s’agit de continuer à les faire tenir ensemble dans le mouvement que l’environnement local et national nous impose.

Le transfert de compétences aux Régions, ainsi que la dynamique des réformes de l’organisation de l’offre de formation professionnelle, à l’échelle nationale et européenne, et les grandes orientations en matière de problématique d’intervention sociale et de travail social impactent grandement le devenir des EFTS.

Nous inscrivons notre stratégie de développement dans ce paysage des plus complexes, en privilégiant ce que nous avons compris comme étant des besoins à satisfaire dans la problématique emploi/formation/insertion professionnelle locale et ce par la modernisation de nos capacités d’analyse et d’innovation.

Le but est de poursuivre la professionnalisation de notre organisation en engageant un travail permanent autour de l’articulation des deux stratégies réflexives et opératoires suivantes :

  • Etre porteur et développeur de la connaissance par la formation initiale, continue, auprès des individus et des organisations en tant que lieu de pratiques professionnelles. L’articulation de cette dynamique avec celle de l’IRTS  est souhaitable, tout en sachant que notre sensibilité épistémologique est plus tournée vers une certaine expertise médico-sociale et tout particulièrement au niveau de l’accompagnement des publics dépendants.
  • Participer à la construction des conditions de conduite de parcours professionnel en rapport d’une part, avec l’actualisation du schéma d’architecture de formation de l’UNAFORIS (Auxiliaire, technicien, bachelor et master), et d’autre part, avec le souci de l’organisation de passerelle entre diplômes comme moyen de favoriser la réorientation et la mobilité. Il est évident que le développement de l’EMAP passe par la gestion de plusieurs filières de formation et nécessairement par l’organisation de l’ensemble des niveaux de diplomation dans au moins une filière. Elle doit s’inscrire dans une logique de plein exercice professionnel en développant l’ensemble des niveaux de qualifications. D’une première étape de préprofessionnalisation, l’individu s’engage dans une phase de formation initiale par l’alternance. Ensuite, il peut poursuivre sa dynamique de perfectionnement par la construction de sa capacité réflexive lui permettant de gérer en autonomie des situations professionnelles de plus en plus complexes.